RACHAT DE CREDIT, le cas des Beauvais

Le pouvoir d'achat diffère d'un consommateur à l'autre. La différence de classe sociale et de classe socioprofessionnelle influe évidemment sur ce pouvoir d'achat. La classe sociale que nous qualifions par le terme simple « d'aisée », c'est à dire les personnes qui exercent une profession également qualifiée de « prestigieuse », constitue les consommateurs aisés qui peuvent s'offrir ce dont ils ont besoin sans pour autant se donner du mal. Les consommateurs des autres classes sociales sont plus limités dans leur pouvoir d'achat. Le crédit devient ainsi la meilleure solution accéder plus facilement aux biens de consommation auxquels ils aspirent. Pourtant, comme nous allons le voir, les choses ne sont pas toujours ainsi et un retournement de situation est toujours possible. Les Beauvais sont une famille qu'on peut qualifier « d'aisée » si l'on se réfère à leur patrimoine. En effet, mis à part le fait que le couple ait hérité d'une grande et belle maison dans la région parisienne, il totalise un salaire mensuel qui se trouve au dessus de la moyenne. Monsieur Beauvais, trente huit ans, est ingénieur dans une grande entreprise, tandis que madame travaille comme adjointe du directeur d'une autre grande boîte. Ils ont trois enfants de douze, neuf et cinq ans respectivement. En plus d'un compte bancaire commun assez bien fourni, la famille vit facilement dans le confort : deux voitures, maison ultra protégée par un système d'alarme sophistiqué, télévision par satellite, garage à commande électronique etc… Les Beauvais ont toujours réussi à subvenir à leurs besoins de façon aisée, ils n'ont jamais recouru à aucune forme de crédit pour la consommation ou à un crédit bancaire de quelque sorte que ce soit. Mais les voilà qui adhèrent à la cause du financement à crédit, encouragés par la nouvelle loi défiscalisante relative à l'immobilier, décrétée au mois d'Août. Puisque cette loi favorise les investissements dans l'immobilier, elle rallie déjà bon nombre de famille française, et les Beauvais s'y sont mis. Ainsi ils ont choisi d'acheter une maison toute neuve de deux cent vint cinq milles euros grâce à un prêt immobilier qui va s'étendre sur une quinzaine d'années. Ils vont l'habiter et mettre leur ancienne maison en location, la région dans laquelle se trouve celle-ci présentant une demande locative assez bonne. La finition intérieure de leur nouvelle maison ne satisfait pas tellement madame Beauvais et le mari adhère aux modifications nécessaires avancées par sa femme. Les devis sont effectués et se chiffre à quinze milles euros. De plus en plus influencés par les publicités sur les crédits, les Beauvais se sont dits mais pourquoi ne pas y recourir encore si cela s'avère utile. Aussi ne voulant pas « faire un grand trou » dans leur compte bancaire dans l'optique d'une sécurité financière à long terme, ils choisissent une formule de crédit affecté auprès de leur propre banque et l'obtiennent avec un remboursement sur un an. Le prêt est donc « affecté » aux travaux de modifications voulus par madame Beauvais. Jusqu'à maintenant, la famille à déjà deux « mensualités de crédit à payer c'est à dire celle du crédit immobilier qui leur a permis d'acquérir leur nouvelle maison, et celle du prêt affecté aux travaux de modification. A elles seules, ces deux mensualités totalisent la somme assez conséquente de mille cinq cent euros, à payer. Les Beauvais vont malheureusement être confrontés à une « mauvaise surprise » : leurs feuilles d'impôts présentent une somme très « salées ». Et ce n'est pas tout puisque leur ISF (Impôt sur la fortune), relatif à leur première maison a également augmenté. C'est trop d'argent à payer d'un seul coup même si un délai est accordé pour les deux cas. Voulant assurer la continuité et la régularité de leur épargne bancaire le mieux possible, ils décident de grouper leurs mensualités de crédit immobilier et de crédit affecté dans une seule mensualité nettement plus allongée grâce au rachat de crédit qu'ils obtiennent auprès de leur banque. Après les formalités, les Beauvais n'ont plus qu'une mensualité réduite de sept cent euros à payer mais pour un délai beaucoup plus long ; il faut aussi savoir qu'une hypothèque sur leur premier bien immobilier a été nécessaire. Ils ont payé plus facilement leurs impôts professionnels et l'impôt sur les propriétés immobilières. Leur recours au rachat de crédit n'est pas une solution radicale, mais une alternative avantageuse. Ainsi, même si les Beauvais vivent « aisément », ils peuvent, eux aussi, avoir besoin de réduire leurs charges financières pour des raisons qui n'appartiennent qu'à eux. Ainsi, le rachat de crédit sert la cause de tous mais pas uniquement celle de ceux qui sont dans le besoin.
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