RACHAT DE CREDIT, cas de monsieur et madame Eric

Le couple se dit alors qu'il est peut être temps pour eux de posséder enfin une maison. Il y a trois ans, c'est-à-dire en deux mille quatre, le couple voulut acheter une maison à Biarritz même. Ils savent très bien que beaucoup de mesures existent pour faciliter l'accès des citoyens à la propriété immobilière. Une des plus avantageuses est l'investissement locatif défiscalisant. Grâce à cette mesure, l'investisseur, ou l'acheteur, à la fois acquiert un bien immobilier et réduit en même temps ses impôts. Mais il doit donc mettre le bien en location pendant une certaine durée. Monsieur et madame Eric s'intéressèrent donc à l'une de ces mesures et investissent dans une maison de cent quatre vingt mille euro. La région dans laquelle se trouve leur nouvelle maison a une bonne demande locative, ce qui sécurise leur investissement. Toutes les démarches administratives sont effectuées, quelques temps après, la maison neuve est livrée aux époux Eric. Ils ont déjà un locataire. Après cela, ils se disent : puisqu'on n'est pas encore près de quitter notre maison, alors que nous en avons une toute neuve mais dont nous ne pouvons pas disposer pour l'instant, essayons au moins d'apporter quelques transformations à notre intérieur. Ils veulent repeindre leur intérieur, et rénover leur cuisine. Le couple en parle à leur propriétaire, qui accepte à condition que le financement des travaux soit pris en charge à moitié par les deux parties. Monsieur et madame Eric ordonnent les travaux, qu'ils financent donc à moitié avec de l'argent prélevé sur leur compte bancaire. Quelques temps après, le couple veut acheter une voiture. En effet, jusque là ils n'en ont jamais possédé aucune. D'autant plus qu'ils sont maintenant propriétaires immobiliers, et que les enfants aimeraient bien faire des déplacements fréquents, petites ballades, etc… La famille va presque chaque année à la campagne, à deux cent kilomètres de Biarritz, chez les parents de madame Yvon, pour y passer deux semaines de vacances. Ça aussi c'est une bonne motivation puisque toute la famille pourra faire les trajets ensemble en voiture. Monsieur et madame se décident et achètent leur voiture grâce à un « crédit affecté ». Le couple remboursera mensuellement ce crédit, pendant quatre ans. Une mauvaise nouvelle allait ensuite arriver cinq mois après l'acquisition de la voiture. Le père de madame Yvon est décédé. Toute la grande famille prépare les funérailles. C'est donc le côté sombre du cheminement présent. Revenons aux choses plus vivantes. La mère de madame Eric ne veut pas et ne peut pas vivre seule dans cette maison de campagne. Elle est prise en charge par la famille d'Eric. Les enfants devront s'accommoder de la présence de leur grand-mère, qui bénéficie d'une pièce à toute sont attention. Dans l'acte notarié laissé par le père de madame Eric, celle-ci hérite de la maison de campagne familiale. La transmission est effective. Mais le couple trouve que cette maison a besoin de beaucoup de réparations. Pendant les grandes vacances de deux mille cinq, la famille toute entière va passer trois semaines dans cette maison, pour assister et contrôler les travaux de rénovation que le couple a ordonnés, et qu'ils financent grâce à un crédit revolving. Les époux Eric prévoient pourtant que si la réserve disponible dans ce crédit renouvelable ne suffit pas, ils prélèveront à nouveau le reste nécessaire dans leur compte si besoin est. Le couple tient à cette maison car en plus de leurs vacances annuelles, ils ont l'intention de la louer en « location meublée saisonnière », pour avoir une revenu supplémentaire. La maison est rénovée quelques temps après les vacances. Le couple prépare les dossiers et envoie l'annonce pour la mise en location meublée et saisonnière de leur maison de campagne, qui est un véritable gîte rural. Monsieur et madame Eric veulent renflouer le trou laissé dans leur épargne. Ils se sentent aussi un peu étouffés financièrement ces derniers temps parce que la mère de madame Eric est malade et nécessite des soins et des traitements particuliers qui ne sont pas totalement pris en charge par la Sécurité Sociale. Le couple veut recourir au rachat de crédit pour alléger leur budget mensuel. Chose faite, avec une mensualité unique de remboursement réduite de cinquante cinq pourcent par rapport aux crédits « rachetés » (crédit affecté, crédit revolving), à payer pendant huit ans. Le couple peut ainsi augmenter leur épargne mensuelle et bénéficie aussi, comme c'est très souvent le cas, d'une trésorerie de dix mille euro. Au moins le rachat de crédit permet à monsieur et madame Eric de disposer de plus d'argent à chaque fin de mois, et de reconstituer leur épargne.
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