RACHAT DE CREDIT, cas de la famille Pierre Quelquefois, le pire des scénarios nous arrive, compromettant le cours de notre vie, momentanément ou durablement. Et quand cela nous arrive sans que nous-mêmes en soyons les responsables, cela fait encore plus mal. Heureusement, à chaque problème correspond une solution. Notre vie sociale nous garantit parfois des solutions qu'on pourra qualifier de « sociales ». Quand on a beaucoup donné, on peut au moins espérer se faire aider dans les moments difficiles. Monsieur et madame Pierre sont mariés depuis dix ans, ils ont respectivement trente sept et trente six ans, et ont deux garçons de huit et quatre ans. Monsieur Pierre travaille comme aide-comptable et madame est agent de contrôle qualité dans une usine textile. Tous les deux n'ont jamais changé de travail, et ils avaient commencé à travailler un an avant leur mariage. Ils ont toujours eu une vie simple, à la mesure de leurs moyens financiers. Comme c'est courrant dans les sociétés « avancées » des pays riches, chaque ménage a accès au moins au confort matériel de base, et aux conditions d'existence de base. Le niveau de développement d'un pays va se répercuter sur le niveau de vie de ses citoyens. Et quand on dit pays riches, dont la France, il est tout à fait logique que presque la majorité de leurs citoyens a droit au minimum de confort pour une vie digne d'une société moderne. Le couple fait une petite épargne mensuelle depuis qu'ils ont commencé à travailler. Posséder une maison est devenu un phénomène courant. Beaucoup de ménages ou de citoyens français sont devenus propriétaires immobiliers, et la famille Pierre en fait partie. Il y a cinq ans, ils ont fait l'acquisition d'une petite maison par le biais d'un crédit immobilier et d'un investissement locatif défiscalisant comme c'est très fréquent dans l'accession à la propriété immobilière. Ils remboursent donc le prêt immobilier avec les loyers qu'ils perçoivent par la mise en location de leur bien. Jusqu'ici, pas de souci. Au mi-deux mille six, le couple a décidé d'acheter une voiture en « location avec option d'achat » (LOA ou « leasing », l'achat automobile à crédit. Après avoir payé un premier acompte de six cent euro, monsieur Pierre doit donc verser au concessionnaire un « loyer » mensuel pendant cinquante neuf mois c'est-à-dire plus de quatre ans. Puis, en été deux milles six, le couple a voulu emmener leurs enfants en vacances, avec la voiture comme moyen de transport. La famille ne part pas systématiquement en vacances chaque année, mais cette année est différente car ils pourront être libres pour leurs déplacements. Parce que le lieu de leurs vacances est assez loin de chez eux et qu'ils n'ont aucune famille chez qui loger une fois sur place, ils sont obligés de descendre dans un hôtel. Le couple a pris un « crédit affecté » pour financer leurs vacances. La famille en revient totalement satisfaite, avec de merveilleux souvenirs, et en photo en plus ! A la rentrée scolaire, madame Pierre a pris un « crédit revolving » auprès de leur banque pour faire face aux multiples dépenses imprévisibles à l'occasion de la rentrée en classe de leur deuxième garçon pour la première fois. Celui-ci s'accommode bien de son nouvel environnement ! Les parents sont contents que leurs deux enfants soient enfin tous les deux à l'école. Mais une très mauvaise surprise attend madame Pierre. Les responsables de l'usine où elle travaille annonce la fermeture très imminente de celle-ci pour des raisons de rentabilité et de compétitivité face aux « invasions chinoises ». Le délai est trop court, le syndicat se mobilise mais cela n'a de toutes les façons aucun effet sur le cours des choses. Madame Pierre, comme tous ses collègues, reçoit une petite compensation financière. Mais cela ne résout pas ses problèmes. Comment faire alors que le couple a encore sur les épaules trois crédits ? (Auto, crédit affecté, crédit revolving). Le salaire de son mari ne suffira jamais pour payer les mensualités de ces crédits et toutes les autres charges mensuelles obligatoires. Le couple se rend en urgence auprès d'un organisme de rachat de crédit. Ils exposent leur cas, négocient le meilleur compromis possible. L'organisme leur accorde leur faveur. Le couple bénéficie donc d'un crédit unique à mensualité de remboursement unique réduite de soixante cinq pourcent, à payer pendant huit ans. Ils ont par ailleurs reçu une trésorerie de dix mille euros. Le couple s'en est donc sorti grâce au rachat de crédit, leur meilleure alternative possible. Heureusement aussi que six mois seulement après, madame Pierre a trouvé un nouvel emploi.
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