RACHAT DE CREDIT, cas de la famille José Monsieur José est surveillant général dans un lycée, et madame travaille à la Mairie de Paris en tant que secrétaire. Le lycée où enseigne monsieur José, comme par pur hasard, se trouve à Paris lui aussi. Le couple fait donc quotidiennement ensemble leurs trajets pour aller au travail. Monsieur et madame José ont respectivement trente huit et trente sept ans, ils ont deux enfants de douze et dix ans. Leurs enfants vont dans une école pas très éloignée de leur maison. La famille José habite dans une maison qu'elle a hérité. L'appartement pour lequel la famille a du faire un prêt immobilier est déjà en cours de construction. La famille José ne possède aucune voiture jusqu'ici, une moto constitue le seul moyen de transport que monsieur José utilise ; c'est bien l'inconvénient des motos qui ne sont vraiment pas à vocation familiale! En conséquence, le couple veut enfin posséder une voiture. Ils pensent à la « location avec option d'achat » pour acquérir la marque de leur choix. Le couple conserve cette décision et monsieur José se rend par conséquent auprès d'un concessionnaire. Le couple veut une voiture pas trop petite ni trop grande. L'opération d'achat est effectuée et monsieur José verse un « premier loyer » de sept cent cinquante euro qui sera suivi de cinquante neuf autres petits loyers dont le montant est défini dans le contrat de vente. Quelques temps après, l'appartement en construction dans lequel le couple a investi est presque terminé. Notons que ce n'est pas un investissement locatif, le couple a donc à sa charge le remboursement total du crédit immobilier. La famille va habiter dans cet appartement quand il sera fin prêt. Pour financer le déménagement et les différentes petites dépenses imprévues pour la réinstallation, le couple prend un « crédit renouvelable » ou « crédit revolving », avec remise d'une carte de crédit. Ils paieront le service de déménagement avec leur carte de crédit. Ils ont une carte bancaire relative à leur compte mais ils évitent de l'utiliser autant que possible. Les époux José savaient qu'après leur déménagement, leur ancienne maison familiale aura besoin de travaux de rénovation si bien que le devis est déjà prêt. Ils prennent alors un « crédit affecté » auprès d'une autre banque, destiné donc à financer le coût total des travaux de rénovation de leur héritage. Après leur feu vert, les travaux ont duré un mois. Le couple est satisfait des travaux, leur maison refait « peau neuve » aussi bien intérieurement qu'extérieurement. Mais c'est là que les soucis des époux José commencent. Même s'ils ont préalablement fait des annonces de mise en location, aucun locataire n'est en vue. Ils multiplient les annonces, mais sans résultat. Le couple se trouve embarrassé car ils voulaient compenser leurs charges mensuelles de crédit, au moins en partie, par les loyers qu'ils souhaitaient percevoir de la mise en location de leur ancienne maison rénovée. Toujours pas de locataire alors qu'un mois s'est écoulé après la fin des travaux. Leur problème réside dans le fait que la demande locative n'est pas bonne dans la région où se trouve leur bien. Le couple est désespéré. Ils commencent à être obligés de « tirer » dans leur compte bancaire, petit à petit. Au lieu d'augmenter, celui-ci se réduit. Quelques membres de la famille étendue du couple leur conseillent de recourir au rachat de crédit. Monsieur et madame José ne perdent pas une minute et se rendent auprès d'un organisme de rachat de crédit devant le comité duquel ils exposent leur cas, appuyés par les recommandations du frère de monsieur José. Les décideurs leur accordent finalement un nouveau crédit à mensualité de remboursement unique, à payer pendant neuf ans. Le montant de la mensualité unique est réduit de cinquante cinq pourcent par rapport aux crédits rachetés (auto, crédit affecté, crédit revolving). Mais ce n'est pas tout, le couple a reçu dix mille euro de trésorerie qu'ils peuvent utiliser à leur guise. Monsieur et madame José sont tout ce qu'il y a de plus soulagés car ils recommencent à respirer financièrement, ils peuvent même, dorénavant, épargner à nouveau. Ils admettent bien volontiers que le rachat de crédit les a « sauvés » et reconnaissent son utilité. Signalons que trois mois après, le couple a trouvé de nouveaux locataires.
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