Interprete

Le métier d’interprète n’est pas ce qu’on peut appeler de « métier passif », puisqu’il exige beaucoup d’énergie et de dynamisme. Avec un bon dynamisme et de la détermination, l’interprète pourra déjà détendre l’atmosphère. Il doit également comprendre l’orateur, savoir se mettre à sa place, et être capable de traduire et de restituer aussi fidèlement que possible toutes ses interventions. Ainsi, son auditoire aura l’impression d’avoir en face de lui, une personne qui parle sa propre langue.

Ce métier exige donc une parfaite maîtrise des langues concernées : c'est-à-dire, savoir parler et comprendre la langue en même temps. Un bon interprète sait saisir les mots comme ils viennent, et a une grande culture générale, notamment concernant les modes de vie et la façon de parler du pays dont il traduit la langue. Exigeant à la fois souplesse et bonne interprétation des choses, le métier d’interprète demande alors beaucoup de perspicacité et un esprit capable d’analyser rapidement. Souvent, on sollicite un interprète dans les affaires juridiques, ainsi que dans les affaires commerciales internationales, mais également dans le social…

Toutefois, le métier d’interprète peut se pratiquer généralement grâce à deux branches : l’interprétation consécutive, qui est surtout sollicitée dans les diverses négociations restreintes, et qui se réalise en prenant des notes pendant une conférence et d’interpréter ensuite dans une autre langue à la fin de l’intervention de l’orateur. Il y a également l’interprétation simultanée, qui parle et traduit en même temps que l’orateur, utilisée dans les grandes conférences internationales multilingues.

Comment fait-on pour devenir interprète ?

Concernant les formations, l’interprétation demande 5 ans d’études dans les Hautes Ecoles, dont trois ans de tronc commun, pour devenir « bachelier de transition en traduction et interprétation », et deux ans de plus pour obtenir le master en interprétation. Au-delà de la maîtrise parlée d’une langue, l’interprète doit parallèlement acquérir une parfaite maîtrise écrite de la langue : lexique, grammaire, style, culturel pendant ses formations ainsi qu’une connaissance des vocabulaires employés dans la branche où il fait le métier : économie, sociologie, droit, …

Etre interprète est un métier qui exige par ailleurs beaucoup de concentration du fait qu’il est capital de savoir écouter, mais également savoir parler clairement et rapidement, et d’établir un parfait équilibre entre les deux, spécialement dans les métiers d’interprétation simultanée. Pendant la traduction, l’orateur continue souvent sa parole sans se soucier de l’interprète qui en est encore à la traduction. Ce qui exige de la part de ce dernier un maximum d’effort pour l’écoute, ainsi qu’une traduction juste et exacte, après une bonne analyse des propos de l’orateur. Savoir écouter, réfléchir, analyser et traduire simultanément, voilà ce à quoi un interprète doit être apte pendant l’exercice de son métier. Beaucoup d’entraînements est donc de rigueur.

Une bonne culture générale est aussi un grand atout en même temps qu’une nécessité pour ceux qui exercent le métier d’interprète. Au-delà de la connaissance de la langue elle-même, l’interprète doit également avoir une bonne connaissance du pays dont il traduit la langue, notamment de ses cultures, et de leurs différences vis-à-vis de celles des autres pays. Sa culture générale apporte un grand bonus au métier et l’aidera à mieux établir la communication ainsi que la compréhension des phrases et des discussions entre les intervenants. De même, elle aide à mieux « décrypter » les propos souvent quelque peu inintelligibles selon la façon de parler de certains orateurs.

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